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Saint-Amand-sur-Fion

La mémoire de la commune

Saint-Amand-sur-Fion est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est. Les habitants de la commune se dénomment les Godin(e)s.

Au fil de l’histoire

La localité dénommée Liffion dans un diplôme carolingien est sans doute Saint-Amand. C'était une seigneurie importante du chapitre cathédral de Châlons.

À partir de 1189, une commanderie des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem s'y installa. Le moulin de l'Hôpité, vendu par un seigneur partant pour la troisième croisade en 1189 aux Hospitaliers d'où son nom.

Les origines du nom

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Amandus (1100) ; Sanctus Amendus (1257) ; Saint Amant (1372) ; Sainct-Amand en Pertoix (1399) ; Saint-Ament (1476) ; Sainct-Aman (1511) ; Amand-sur-Fion (1773) ; Montfion (1794) ; Saint-Amand-sur-Fion (1876).

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Amand-sur-Fion et de Montfion.

Saint-Amand est un hagiotoponyme qui peut désigner plusieurs saints de la religion chrétienne dont notamment Amand de Strasbourg, le premier évêque de Strasbourg. Le prénom latin Amandus signifie « aimable » ou « digne d'être aimé ».

Le nom du cours d'eau figurant dans le nom de la commune est issu du mot latin Flumen qui signifie fleuve ou rivière et qui a donné, en italien, le mot fiume.

Un patrimoine à découvrir

Le village de Saint Amand-sur-Fion a fait partie de l'association « Les Plus Beaux Villages de France », mais n'est plus labellisé à ce jour. Le village conserve de nombreuses maisons typiques de la région, bâties en poutres et torchis.

L'église Saint-Amand, classée Monument Historique (liste de 1875), construite de 1138 à 1147, avec son porche galerie qui ressemble à une partie de cloître, mais appelé localement « le porche ». Les paroissiens se retrouvent sous le porche, avant d'entrer à l'église ou à la sortie des offices, pour « causer ». L'église conserve une partie romane avec, notamment des vestiges d'une tour, avec à l'intérieur, un escalier à vis. Sur ces bases romanes, des ajouts gothiques ont permis l'élévation de toutes les voûtes en ogives et la création d'un grand chœur, abondamment éclairé par des vitraux, exceptionnel.

Une seconde église, dédiée à saint Nicolas, dessert l’ancien village de Coulvagny.

Saint-Amand-sur-Fion possède quatre moulins et deux vestiges : le moulin de l'Aître, le moulin de la Folie, le moulin de l'Hôpité et le moulin de Ruet. Situé près de Coulvany, ce dernier était la propriété des chanoines de Châlons et avait fait l'objet d'une transaction, à leur profit, dès 1261. Détruit à la fin de la guerre de Cent Ans, il fut rétabli au XVIe siècle puis converti en huilerie.

Des vies liées à la commune

Joseph-Constant Ménissier (1808-1864), peintre d'églises né sur la commune.

Mireille Oudit née Simmonet (1945), sénatrice de la Marne, est originaire de la commune.

Le paysage et le village

Situé dans l'arrondissement de Vitry-le-François, dans le département de la Marne en Champagne, Saint-Amand-sur-Fion est un village de 1 000 habitants environ.

Traversé par la rivière Fion, le village s'étire sur les deux rives et se prolonge vers deux hameaux de la même commune : Coulvagny et la Cense des Prés.

Le Fion prend sa source à Bassu et traverse successivement Bassuet, Saint-Lumier-en-Champagne, Saint-Amand-sur-Fion, Aulnay-l'Aître et se jette dans la Marne à La Chaussée-sur-Marne. Le Fion a la particularité de ne jamais s'assécher. C'est pourquoi on trouve des moulins tout au long de son cours. En conséquence, Saint-Amand-sur-Fion possède quatre moulins et deux vestiges de moulins.

La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie.

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